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2014, l’année Xiaomi ?

L’arrivée d’Hugo BARRA, ancien responsable Android de Google, au sein de l’entreprise Xiaomi en dit long sur les prétentions du sous-traitant chinois. Petit tour d’horizon sur cette entreprise et de ses rêves de grandeur.

Créée en 2010, Xiaomi est une jeune société chinoise qui lance son premier téléphone, le Xiaomi Mi-One, en 2011 sur le marché intérieur au prix de 2000 yuans (soit environ 240 euros). Grâce à un énorme effet communautaire, notamment via Facebook, ce dernier est un carton. En effet, il ne s’en vend pas moins de 100 000 dans les trois heures qui suivent sa commercialisation. Les ventes totales sur un an s’élèveront à 3,5 millions d’unités.
C’est en août 2012 que l’entreprise présente deux nouvelles références : le Xiaomi 1S (une mise à jour du Mi-One) et surtout le Mi-Two vendu lui aussi 2000 yuans.

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Enfin en septembre 2013 sort le Mi3, une petite bête de course qui vise le haut de gamme. Voyez plutôt :
•    écran IPS de 5 pouces Full HD
•    Snapdragon 800 (2,3 Ghz) pour l’Europe
•    1 GPU Adreno 330 cadencé à 550 MHz
•    2 Go de RAM
•    Stockage interne : 16 ou 64 Go
•    APN dorsal de 13MP et caméra frontale de 2MP
•    Batterie 3050mAh
Et comme ses grands frères, il est vendu au tarif de 2000 yuans (240 euros).

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Selon l’étude d’ABI Research parue en aout 2013, sur les quatorze entreprises qui détiennent plus de 1% de part de marché, la moitié sont chinoises (en prenant en compte la Taiwanaise HTC). Si le marché est dominé par Samsung (27 %), Nokia et Apple occupant le reste du podium, 6 marques chinoises trustent les rangs suivants (ZTE (5ème), Huawei (6ème), TCL/Alcatel (7ème), Lenovo (8ème), CoolPad/Yuloong (9ème), HTC (12ème) et Xiaomi (13ème)).
Comme le montre cette étude, la moitié des constructeurs de mobiles sont asiatiques, avec en tête les marques coréennes. Les chinois, eux, rêvent de devenir autre chose que des sous-traitants et ils s’en donnent les moyens.
Certaines ont d’ores et déjà quitté les frontières de l’Empire du Milieu et commencent à se faire un nom dans le monde occidental. En France, plusieurs modèles ont été plébiscités par les technophiles et commencent même à être adoptés par le grand public.
Hors Xiaomi, on peut citer ZTE et Huawei. Le premier a fourni des smartphones Android en marque blanche aux opérateurs français jusqu’en 2010. Et Huawei, fournisseur de matériels, logiciels et services pour les réseaux de communications, assemble désormais des smartphones en nom propre depuis 2009.

L’embauche d’Hugo BARRA, en août 2013, en dit long sur les prétentions de Xiaomi. Embauché comme Vice-Président Mondial, il affiche clairement ses ambitions pour l’entreprise. En ligne de mire, ce ne sont pas ses rivaux chinois mais bien les géants du secteur que sont Apple, Samsung et Google. Il y a fort à parier que grâce à lui l’entreprise gagnera quelques années de recherche et développement, et surtout de son propre aveu, prendra un essor sur le marché mondial très rapidement.

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Dernièrement, la marque chinoise s’est payée un gros coup de comm’ avec la venue dans ses bureaux d’études de Steve WOSNIAK, cofondateur d’Apple. Simple coup de pub ou véritable intérêt de l’homme pour ce futur concurrent de la pomme, c’est en tout cas un beau compliment que les ingénieurs chinois se sont vu offrir : « Xiaomi a d’excellents produits, assez bons pour percer sur le marché américain« . Ne reste plus qu’à voir si les ambitions affichées par Xiaomi seront concrétisées par les ventes à venir.

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