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La Free Keynote : promesses tenues ?

Comme promis par son PDG en novembre dernier, Free organise une première keynote. Lors d’une interview à l’automne, Xavier Niel avait promis 2 conférences pour le premier semestre 2015, la première concernant le fixe et l’autre concernant le mobile. L’annonce de cette première conférence était accompagnée d’une message crypté : « U3VycHJpc2U= ». Ce message signifiant « Surprise » en base 64.

La première chose à savoir est que M Niel a bien précisé que le sujet ne serait pas la FreeBox v7 qui n’est attendue que pour la fin de l’année. Mais alors, de quelles surprises parle-t-on ?

La box et son design

La première annonce du PDG concerne l’arrivée d’une nouvelle FreeBox en entrée de gamme : la FreeBox Mini 4K. Celle-ci est destinée à remplacer la FreeBox Crystal, qui ne semble pas vraiment avoir du succès.

Cette nouvelle box est 5 fois plus petite que la version précédente et ressemble à deux briques noires.

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(Photos par David Legrand – NextInpact)

Spécifications

Ces spécifications sont les suivantes :

  • Box server :
    • 4 ports Ethernet / 2 ports USB / 1 port eSATA ;
    • 1 entrée fibre / 1 entrée DSL ;
    • 1 entrée/sortie audio ;
    • Wi-Fi 802.11n et Femtocell intégré.
  • Box Player :
    • Processeur Dual core A15 à 1,5 GHz ;
    • 2 Go de mémoire vive ;
    • 1 port HDMI 2.0 / 1 port TNT ;
    • 1 sortie SPDIF ;
    • 1 port Ethernet / 3 ports USB 2.0 ;
    • 1 lecteur de carte SD.

La box est livrée avec une toute nouvelle télécommande Bluetooth intégrant la reconnaissance vocale de Google (on voit après pourquoi).

4K et système Android TV

La nouveauté, présentée par Xavier Niel, est la première mondiale que constitue cette première box supportant la 4K (3 840 x 2 160 Pixels) !!

Cependant, abordons le système : Android TV.
Il y a quelques temps déjà, Xavier Niel était extrêmement réticent concernant l’utilisation du système d’exploitation de Google, ce revirement est donc pour le moins surprenant. Ce choix est justifié par la possibilité d’avoir accès à toutes les applications de l’écosystème Android sur sa TV. L’interface de cette nouvelle FreeBox reprenant en grande partie celle d’Android TV, on ne peut s’empecher de penser que ca permet surtout des économies substantielles dans le développement d’un OS propriétaire.

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Du coup, la box embarque les techno Google telle que Google Cast, qui permet la diffusion de vidéo depuis un appareil mobile (smartphone ou tablette) vers le téléviseur, ou Google Now ! pour la reconnaissance vocale de la télécommande.

Tarifs et disponibilité

Du point de vue des tarifs, cette FreeBox Mini 4K est disponible, sans engagement, à 29,99€/mois, tarif incluant le service TV (contrairement à l’offre classique actuelle). Les abonnés FreeBox Révolution pourront, quant à eux, disposer de cette mini box en souscrivant l’option multi-TV à 1,99€/mois. Xavier Niel en profite pour préciser que la v7 qui prendra la place de la « Révolution » est encore en cours de développement.

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FreeBox Mini 4K est disponible dès aujourd’hui pour les nouveaux clients, et dans peu de temps pour les clients actuels.

Attention : cette version ne possède pas de disque dur. Par conséquent, pas de controle du direct sur ce modèle !!

 

Dernière petite annonce, les abonnés Freebox pourront avoir jusqu’à 4 forfaits Free Mobile illimité pour 15,99€/mois (20 Go de data 4G) chacun, au lieu d’un seul à l’heure actuelle.

Un coup marketing ?

Cela semble bon pour l’image de Free de proposer de « nouvelles » choses, mais profiter des services de Google nécessite, à un moment, d’avoir des débits suffisant.

Comme cela a déjà été remonté maintes fois sur les réseaux sociaux, proposer une box 4K alors qu’aucune source n’existe relève du coup marketing.

Sans compter que la diffusion de contenu 4K nécessite d’avoir des débits conséquents et stables, ce qui est loin d’être le cas en proche banlieue parisienne sur une ligne moyennement courte alors je vous laisse imaginer en province.
On se souvient également de la bataille frontale entre Free et Google il y a quelques temps, où Free réclamait une participation à Google dans les reseaux, et maintenant, ils se baladent main dans la main.  L’ouverture aux services Google signifierait-elle un enterrement de la hache de guerre et une participation de Google aux frais d’infrastructure ?

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